OUTILS PÉDAGOGIQUES

La nouvelle fantastique
Guide de rédaction

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Cette année, le concours de création littéraire Mordus des mots vous invite à écrire une nouvelle fantastique de 1 000 à 1 500 mots.

Nous sommes nombreux à rêver d’écrire, et un concours d’écriture est une excellente façon de se mettre en action et de concrétiser ce désir. Bien entendu, vous courez la chance de voir votre nouvelle publiée dans un recueil, mais votre plus grande récompense sera d’avoir en main une œuvre littéraire de votre cru. C’est toute une réalisation!

Pourquoi écrire?

Chaque personne a ses propres raisons d’écrire. Certains diront qu’ils écrivent pour le plaisir, pour préserver leur mémoire, ou pour se défouler ou faire un travail d’introspection. Toutes les raisons sont bonnes!

Grâce à l’écriture – et la lecture! –, nous ne sommes jamais seuls.

Écrire des histoires nous aide aussi à saisir la réalité, à y donner du sens. « Le Sens humain se distingue du sens animal en ceci qu’il se construit à partir de récits, d’histoires, de fictions », a écrit Nancy Huston dans son essai L’espèce fabulatrice[1]. « Le Sens dépend de l’humain, et l’humain dépend du Sens. »

Même les histoires fantastiques peuvent nous aider à comprendre le monde dans lequel nous vivons, et ce, en explorant nos peurs, ou encore des événements, des bruits, des personnes ou des choses étranges, inquiétantes ou surprenantes…

Mais pourquoi écrire si tout a déjà été écrit?

Vous connaissez probablement la réponse… Tout a peut-être déjà été dit, mais jamais par vous. La voix de chacun et de chacune est unique. À partir d’une même idée, nous écririons tous et toutes une histoire différente.

Peut-on écrire sans avoir lu?

Absolument. Ce n’est pas un prérequis. Quand même, plus on lit, mieux on écrit (on acquiert du vocabulaire, des idées de tournures de phrases, etc.). En plus, lire est tellement agréable, pourquoi s’en passerait-on? L’écrivaine Virginia Woolf croyait qu’il y avait deux choses qui avaient fait d’elle une écrivaine : la capacité d’être ébranlée, de recevoir des chocs, ainsi que le désir de les rendre par l’écriture[2]. Êtes-vous parfois ébranlés par le monde qui vous entoure? Oui? Alors vous serez capables d’écrire.

Pourquoi lire?

Dans le contexte qui nous occupe, je vous invite à lire des nouvelles ou des romans fantastiques dans le but de bien saisir la tonalité fantastique. D’ailleurs, n’hésitez pas à consulter les suggestions de livres, de films et autres en annexe.

Mais, en général, pour quelle raison est-ce important de lire? « Lire rend heureux », dit l’auteure et spécialiste de la littérature jeunesse Dominique Demers au micro de Marie-Louise Arsenault, à l’émission Plus on est de fous, plus on lit[3]. « Lire rend plus libre et plus puissant », continue-t-elle.

Pourquoi en est-il ainsi?

C’est que la lecture, en nous permettant de nous identifier à des personnages d’époques, de cultures ou de milieux différents, et de mieux les comprendre, nous donne aussi la chance de mieux nous comprendre nous-mêmes.

Plusieurs recherches l’ont d’ailleurs démontré : plus on lit de fictions, plus on arrive à se mettre dans la peau des autres, à faire preuve d’empathie[4]. Dans une lettre envoyée au quotidien le New York Times, l’auteur Dave Eggers fait remarquer que l’art mène à l’empathie. « L’art nous permet de nous mettre à la place de quelqu’un d’autre, et de connaître ses ambitions et ses combats. Il développe notre imagination sur le plan moral et rend inacceptable la déshumanisation des autres. Sans art, nous sommes diminués – myopes, ignorants et cruels. [traduction libre]»[5]

Alors, avez-vous envie de créer votre œuvre d’art et de lire les histoires de vos camarades?

Je souhaite avoir le plaisir de VOUS lire!

Choisir son idée (ou son histoire)

Qu’avez-vous envie de raconter? Avez-vous déjà une idée, des idées? En général, la difficulté n’est pas de trouver une idée, on en a souvent une foule qui nous viennent spontanément à l’esprit. Le vrai défi, c’est d’approfondir son idée. Oui, la grande difficulté, c’est de ne pas changer d’idée à tout bout de champ! Car une idée en vaut bien une autre, c’est surtout la manière de raconter, ou l’approche, qui est importante (voir la section « Choisir son approche »).

Alors ne vous cassez la tête : votre première idée est probablement la bonne!

Mais si vous êtes vraiment en panne d’inspiration, que faire? Puisqu’on est dans le fantastique, pensez à ce qui vous fait peur ou fait peur à d’autres personnes. Ce pourrait être simplement les petits craquements qu’on entend généralement dans une maison, les fantômes ou les forêts sombres… Pour d’autres idées, consultez le document « En panne d’inspiration » en annexe.

Plonger ou se préparer à plonger dans l’écriture !

Si vous êtes impatients de vous lancer dans votre projet, vous pouvez commencer à écrire votre nouvelle dès maintenant. Pour certaines personnes, la meilleure chose, c’est de ne pas trop réfléchir, d’être le plus spontané possible. L’histoire, avec ses personnages, ses lieux et son atmosphère, se placera naturellement d’elle-même. Il vous suffira d’être à l’écoute.

Mais pour d’autres personnes – la majorité! –, il faudra un peu plus de réflexion et de préparation. (Sachez qu’en fin de compte, les deux processus de création s’équivalent. Tout dépend de votre personnalité.)

Pour vous préparer, je vous suggère d’abord de répondre aux questions suivantes :

  • Que voulez-vous raconter? Résumez votre idée ou votre histoire en deux ou trois phrases. Un conseil : Une nouvelle n’est pas un roman, ne vous écartez pas de votre intrigue (c’est-à-dire évitez toute intrigue secondaire!).
  • Qui sont les personnages de votre histoire?
    • Un texte de 1 000 à 1 550 mots, c’est assez court : mettez en scène trois personnages maximum, y compris les personnages qui ne sont pas humains (objets qui parlent, animaux, etc.).
    • Il est important de créer des personnages crédibles pour que le lecteur puisse s’identifier à eux. Par exemple, un personnage pourrait d’abord douter de ce qu’il est en train de vivre, puis ressentir de la peur.
    • Apprenez à connaître vos personnages comme s’il s’agissait de membres de votre famille. Faites-vous-en une description physique et psychologique sommaire, et imaginez leurs forces et leurs faiblesses. Dans la nouvelle, comme vous disposez de peu d’espace, vous ne livrerez que l’essentiel de leur description.
    • Quel est leur niveau de langue? Leur vocabulaire? Le niveau de langue de vos personnages peut être complètement différent de votre voix narrative (voir l’encadré « Registre de langue »).
    • Pensez à faire dialoguer vos personnages pour rendre votre texte plus vivant. Mais attention, écrire des dialogues, c’est tout un art! Pour vous aider à rendre vos dialogues vraisemblables, lisez-les à voix haute.
    • Dans la majorité des histoires fantastiques, le personnage principal est transformé, il n’est plus le même qu’au début.
  • Où se déroule votre histoire? Vous pourriez choisir un lieu lugubre – comme une maison abandonnée (p. ex., la nouvelle « Le masque et le châle », de Daniel Sernine[6]) ou des villages fantômes (p. ex., la série des Villages assoupis, d’Ariane Gélinas[7]) – ou alors un endroit anodin, comme une chambre à coucher (p. ex., la nouvelle « Le réveille-matin », de Roch Carrier[8]).
  • Quand se déroule votre histoire (p. ex., pendant l’époque peace and love avec des drogues hallucinogènes; la veille du jour de l’An, quand on ne sait pas ce que la nouvelle année nous réserve; la nuit, où tous les chats sont gris…)?

Choisir son approche

En général, une bonne histoire, c’est une histoire bien racontée.

Comment allez-vous raconter votre histoire? Comment allez-vous trouver le bon ton?

Comme vous écrivez une nouvelle de genre fantastique, vous voudrez « plonger le lecteur dans un univers mystérieux et angoissant[9] » et exploiter toutes les ressources de la langue pour tenir le lecteur en haleine.

Voici quelques éléments de style dont vous pourriez faire usage pour créer une atmosphère des plus inquiétantes :

  • La narration : La narration à la première personne du singulier (« je ») a l’avantage de nous faire vivre l’histoire plus intensément. Le narrateur-héros nous raconte sa propre histoire, son point de vue est donc subjectif. C’est d’ailleurs le type de narration qu’on retrouve chez les maîtres du fantastique, Guy de Maupassant et Edgar Allan Poe.

Mais vous pourriez aussi choisir une narration omnisciente (« il/elle »). Ici, le narrateur en sait même plus que le personnage principal, il peut se déplacer dans le temps et l’espace, et il a accès à l’intériorité de tous les personnages[10] (p. ex., la nouvelle « L’enfant de Figueras », de Françoise Lepage[11]). Dernière possibilité, plutôt rare dans le fantastique : le narrateur externe, celui qui n’est qu’un témoin de l’action et dont la voix est plutôt neutre, un peu comme le serait une caméra vidéo.

Quelle est la meilleure méthode? Claude Forand, auteur de polars et premier auteur-conseil de Mordus des mots, suggère de commencer à écrire sa nouvelle au « je » ou au « il ». Si vous êtes plus à l’aise avec une méthode plutôt qu’avec une autre, c’est probablement parce que vous avez choisi celle qui vous convient le mieux.

  • Les descriptions : Afin de permettre aux lecteurs d’imaginer pleinement votre histoire, décrivez plus en détail certains éléments, comme les décors, la tonalité des voix, les postures, l’expression des visages… Comme l’a noté l’auteure Katia Canciani : « Prêtez une attention particulière à tout ce qui interpelle les sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe). » Mais attention : ne mettez pas trop l’accent sur les détails scabreux ou sanguinolents, sinon vous tomberez dans l’horreur pure.
  • Les figures de style : Elles donnent plus de vie à un texte et permettent au lecteur de mieux se représenter une idée, de se créer une image :
    • La personnification est un procédé souvent associé au genre fantastique : les objets ou les paysages semblent mystérieusement dotés de vie;
    • Puisque vous écrivez un récit bref, l’ellipse temporelle est une autre figure de style à garder en mémoire : si vous souhaitez écrire une nouvelle se déroulant sur plusieurs années, évitez le récit chronologique en omettant certains pans de l’histoire (p. ex., « Quatuor », de Carmen Marois[12] ou « Le lendemain les journaux parleront de folie collective », de Pierre-Luc Lafrance[13]).
  • Le champ lexical : Mettez l’accent sur les thèmes de l’incompréhension, de la surprise et de l’angoisse (p. ex., apeuré, frisson, effroi, inquiet, redouter, terrible, étrange, avoir froid dans le dos, être figé sur place)[14].
  • Les marqueurs d’incertitude: Utilisez des « peut-être », « probablement », « sans doute », « il me semblait que »; formuler des questions à l’aide du point d’interrogation; laissez planer le doute à l’aide des points de suspension; exprimez l’étonnement du personnage grâce au point d’exclamation.
  • Les temps de verbe: Est-ce que l’histoire se déroule au moment où nous la lisons ou est-elle déjà terminée? Votre réponse déterminera le temps de verbe à utiliser.
    • Au présent : Si vous écrivez votre récit au présent, utilisez le présentcomme temps de base et le passé composé et l’imparfait comme temps associé.
    • Au passé : Si vous écrivez votre récit au passé, utilisez le passé simple ou le passé composé comme temps de base, et le plus-que-parfait et le passé antérieur comme temps associés.
  • La voix (ou le ton): Essayez de trouver votre voix d’auteur ou d’auteure en restant fidèle à vous-même pendant que vous écrivez. Ne tentez pas de copier le style de quelqu’un ou d’écrire la nouvelle du siècle. Soyez vous-même, écrivez quelque chose que vous aimeriez lire, puis tout ira bien. En restant bien connecté à vous-même, vous pourrez ressentir plus d’émotions en écrivant. Et si vous éprouvez de l’étonnement, de la peur ou de l’inquiétude pendant que vous écrivez, il y a de bonnes chances que le lecteur ressente aussi tout ça.

Encadré 1

Les registres de langue

Si vous souhaitez raconter une histoire mettant en scène de jeunes adolescents en camping, par exemple, il vous faudra probablement opter pour une langue familière et utiliser les expressions que vous utilisez vous-même ou que vous entendez à l’école. Toutefois, si vous racontez l’histoire d’un prince, la langue soutenue sera le meilleur choix, à moins que le changement de registre de langue ne fasse partie de votre intrigue!

Le vocabulaire utilisé, la façon de s’exprimer et la complexité de la syntaxe sont les éléments qui déterminent le registre de langue, selon le site Alloprof[15]. Voici les registres de langue les plus communs[16] :

  • Langue populaire : Elle s’éloigne des règles de la langue standard et accepte à peu près tout : anglicismes, termes impropres, termes péjoratifs, termes vulgaires, verbes mal conjugués, mauvais emplois du genre et du nombre, contractions de prépositions et de déterminants, etc.;
  • Langue familière: Elle correspond au langage courant, celui qu’on utilise tous les jours, et est généralement employée à l’oral. Elle respecte, la plupart du temps, les règles de base de la grammaire, mais permet des écarts qui simplifient la façon de s’exprimer;
  • Langue standard: Les textes formels s’adressant à un public large (reportages d’actualité, rapport, etc.) sont écrits dans une langue standard;
  • Langue soutenue ou littéraire: On la reconnaît notamment dans l’utilisation d’un vocabulaire plus riche, de structures de phrases plus complexes, de modes et de temps de verbes peu communs.

Préparer un plan

Vous êtes maintenant prêts à rédiger votre plan! Organiser vos idées vous évitera de perdre du temps lors de l’écriture de votre nouvelle. La spontanéité, c’est bien aussi, mais cela nécessite souvent davantage de réécriture. Pour vous faciliter la vie, vous pouvez vous servir du schéma narratif classique :

  1. Situation initiale : Début de l’histoire (en général). Présentation des personnages et de leur cadre de vie.

Exemple : Une jeune fille et son père marchent dans une forêt. La journée se termine et ils s’apprêtent à s’arrêter pour manger et dormir.

  1. Élément déclencheur : Un événement vient bouleverser ​l’ordre normal des choses. Le personnage principal se retrouve dans une situation inattendue. La tension monte. C’est à ce moment que l’histoire démarre vraiment.

Exemple : Soudainement, le père disparaît.

  1. Péripéties ou rebondissements : Actions du personnage principal pour résoudre sa situation. ​​

Exemple : Lors de ses recherches, la jeune fille rencontre une autre promeneuse qui lui rappelle quelque chose. La jeune fille entend par la suite des bruits inquiétants et voit des animaux étranges…

  1. Dénouement : Action décisive qui met un terme aux péripéties. Le sort du personnage est fixé. La tension diminue progressivement.

Exemple : La jeune fille trouve des objets personnels appartenant à son père. Elle se rappelle aussi leurs dernières confidences.

  1. Situation finale : Comment l’histoire se termine-t-elle? Attention : la chute d’une nouvelle fantastique est généralement ouverte, c’est-à-dire qu’il faut laisser planer un flou sur ce qui arrivera au personnage principal. Ne donnez pas trop d’explications. Essayez de faire monter la tension petit à petit, puis à la toute fin, de créer un effet de surprise, de mystère, de dégoût… Bref, étonnez-nous!

Exemple : Elle trouve une lettre de son père par terre. Il lui a préparé une surprise… (Imaginez la fin!)

Écrire

Il vous faudra trouver un lieu confortable pour écrire. Ce pourrait être dans votre chambre, avec ou sans musique, à la bibliothèque ou dans un café rempli de quidams… En essayant diverses conditions, vous trouverez celle qui vous convient. À ce moment-là, pas de temps à perdre, écrivez!

Vous savez ce qu’on dit : le secret de la réussite (et ici « réussite » veut dire « être fier de soi »), c’est le travail, le travail, le travail.

Confronté au syndrome de la page blanche? Peut-être vous mettez-vous trop de pression? Avez-vous peur de ne pas pouvoir écrire? Un mot à la fois. Une phrase à la fois. Un paragraphe à la fois. Vous comprenez le principe! Essayez de faire taire votre petit critique intérieur et de prendre plaisir à relever ce défi.

  • Astuce 1 : Commencez à écrire tôt pour éviter du stress inutile et avoir le temps de peaufiner votre nouvelle.
  • Astuce 2 : Racontez votre nouvelle à une personne en qui vous avez confiance et voyez si l’histoire se tient, puis si votre ami ou amie la comprend et la trouve intéressante.
  • Astuce 3 : Entourez-vous de choses qui vous inspirent, qui vous donnent envie d’écrire. C’est-à-dire créez-vous une boîte à outils constituée de photos, de romans, de découpures de journaux, de votre journal intime, de musique, de dessins, etc.
  • Astuce 4 : Si vous n’arrivez toujours pas à écrire, essayer de commencer par la phrase mille fois entendue dans les contes de fées de votre enfance : « Il était une fois… ». Quand vous aurez pris votre erre d’aller, vous pourrez effacer ce passage.
  • Astuce 5 : Selon Claude Forand, lorsque nous sommes bloqués pendant l’écriture, c’est probablement en raison d’un manque de préparation (méconnaissance de notre histoire, du sujet/du thème ou de nos personnages).
  • Astuce 6 : Gardez un carnet de notes avec vous en tout temps pour noter vos idées, vos observations ou les phrases qui vous viennent en tête.

Réviser ou réécrire, ou les deux

Prévoyez du temps pour réviser ou réécrire votre texte. La révision ou la réécriture sont des étapes absolument nécessaires. Il est possible d’écrire une nouvelle d’un seul jet, mais il faudra du temps pour la peaufiner et la rendre unique. Il n’est pas rare d’écrire cinq versions ou plus d’un même texte!

Pour corriger votre texte : utilisez le logiciel Antidote ou le correcteur de votre logiciel de traitement de texte.

Pour enrichir votre texte : utilisez un dictionnaire des cooccurrences (ou consultez l’onglet cooccurrences sur Antidote). Un dictionnaire de cooccurrences énumère toutes les possibilités d’associations (verbe, adjectif) avec un mot.

Pour varier votre vocabulaire : utilisez un dictionnaire de synonymes.

Vous pouvez aussi lire votre texte à voix haute pour repérer les erreurs de grammaire, d’orthographe, de ponctuation et de syntaxe plus facilement. Cela vous permettra également de repérer vos répétitions et d’entendre le rythme de vos phrases. D’ailleurs, pour donner plus de rythme à votre texte, essayez de varier les phrases longues et courtes.

Finalement, au moment où vous vous sentez prêts, faites lire votre texte à une personne de confiance. Mais attention, la critique peut faire mal. Elle est toutefois nécessaire pour s’améliorer. Vous n’êtes pas obligés d’appliquer toutes les recommandations qu’on vous fera, mais il y en aura certainement de bonnes. Restez ouverts et… zen.

Consultez la « grille de vérification » que vous trouverez en annexe afin de vous guider tout au long de l’étape de la révision.

Vous êtes maintenant prêts à soumettre votre nouvelle. Bravo! Et bonne chance!

[1] HUSTON, Nancy, L’espèce fabulatrice, Actes Sud, « Un endroit où aller », Arles, 2008, p. 15

[2] GOUGH, Laurence (réal., prod.), Conversations Zinc avec Yvon Rivard, [en ligne], https://vimeo.com/209434674 (page consultée le 3 août 2018).

[3] LEMAINE, Marie-France (réal.), Plus on est de fous, plus on lit, « Une heure avec Dominique Demers », 29 mai 2018, ICI Première, [en ligne], https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/entrevue/74000/dominique-demers-litterature-entrevue-mademoiselle-charlotte-biographie-jeunesse (page consultée le 30 juillet 2018).

[4]Voir notamment : « On being moved by art: How reading fiction transforms the self », [en ligne],

http://psycnet.apa.org/record/2009-01844-004 (page consultée le 30 juillet 2018).

[5] EGGERS, Dave, « A Cultural Vacuum in Trump’s White House », New York Times, 29 juin 2018, [en ligne],

https://www.nytimes.com/2018/06/29/opinion/dave-eggers-culture-arts-trump.html (page consultée le 30 juillet 2018).

[6] SERNINE, Daniel, « Le masque et le châle », Solaris 200, ALIRE, Lévis, automne 2016, vol. 41 n° 2, p. 113.

[7] GÉLINAS, Ariane, Les Villages assoupis, tome 1 (Transtaïga), 2012, tome 2 (L’île aux naufrages), 2013, et tome 3 (Escalana), 2014, Marchand de feuilles, Montréal, 152 p.

[8] CARRIER, Roch, nouvelle « Le Réveille-matin », dans Jolis deuils, Stanké, Montréal, 1982, p. 87 à 92, [disponible en ligne] https://citetic.files.wordpress.com/2016/03/pdf-rc3a9veille-matin.pdf (page consultée le 3 août 2018).

[9] GAGNON, Anne, MAISONNEUVE, Huguette, et PERRAULT, Carl, Guide des procédés d’écriture, « La tonalité fantastique », p. 83.

[10] ALLOPROF, « Le point de vue narratif », [en ligne], http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/f1647.aspx (page consultée le 30 juillet 2018).

[11] LEPAGE, Françoise, « L’enfant de Figueras », Soudain l’étrangeté, David, « Voix narratives, Ottawa, 2010, p. 9.

[12] MAROIS, Carmen, nouvelle « Quatuor », dans L’amateur d’art, Le Préambule, « Chroniques de l’au-delà », Longueuil, 1985, p.165-170.

[13] GÉLINAS, Ariane (dir. litt.), Dix ans d’éternité. Anthologie, Les Six Brumes, « Brumes et légende », Sherbrooke, 2014, p. 345.

[14] ALLOPROF, « Les champs lexicaux », [en ligne], http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/f1380.aspx (page consultée le 30 juillet 2018).

[15] ALLOPROF, « Le style de l’auteur », [en ligne], http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/f1072.aspx (page consultée le 30 juillet 2018).

[16] ALLOPROF, « Les registres et les niveaux de langue », [en ligne], http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/f1002.aspx#a3 (page consultée le 30 juillet 2018).